Le pardon selon Un cours en miracles : déposer plutôt qu’excuser
Le pardon est au centre d’Un cours en miracles. Le mot fait souvent peur : pardonner, ce serait céder, excuser, faire comme si rien ne s’était passé. Le Cours propose autre chose : pardonner, c’est déposer ce que tu portes, d’abord pour toi.
Ce que le pardon n’est pas
- Ce n’est pas excuser l’inacceptable, ni dire que « ce n’était rien ».
- Ce n’est pas oublier, ni renoncer à te protéger.
- Ce n’est pas forcément se réconcilier ou reprendre contact.
Ce que le pardon est, dans le Cours
Le Cours voit le grief comme une façon de regarder : on garde en soi une image de l’autre (et souvent de soi) figée dans la blessure. Cette image nous suit, colore nos relations, revient la nuit. Pardonner, c’est accepter de ne plus la nourrir. On ne change pas le passé : on cesse de le rejouer.
C’est pour ça qu’il libère d’abord celui qui pardonne. L’autre n’a parfois rien à en savoir.
Pourquoi c’est si difficile
Parce que le grief protège. Il donne une place, une raison, une forme à la douleur. Le lâcher, c’est perdre un appui, même inconfortable. Et parce qu’on essaie souvent de pardonner avec la tête, alors que le grief vit dans le corps : une gorge qui se serre, un ventre qui se noue, une mâchoire qui se crispe dès qu’on y pense.
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Le vivre dans le corps
On ne décide pas de pardonner comme on appuie sur un bouton. Mais on peut préparer le terrain : détendre la zone qui se serre quand le souvenir revient. Peu à peu, le souvenir reste, mais il perd sa charge.
Déposer, un peu
- Pense à une situation qui te pèse encore, pas la plus lourde. Remarque où ton corps se serre.
- Pose une main sur cet endroit. Laisse l’expiration y descendre, cinq fois, sans rien forcer.
- Dis intérieurement : « Je n’ai pas besoin de porter ça maintenant. » Remarque ce qui change, même un peu.
En cas de douleur, arrête et consulte.
Si la blessure est liée à des violences ou à un traumatisme, fais-toi accompagner par un professionnel. Le pardon ne se force pas, et il n’est jamais un devoir.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le pardon selon Un cours en miracles ?
Cesser de nourrir l’image figée que l’on garde de l’autre, et souvent de soi, dans la blessure. On ne change pas le passé : on cesse de le rejouer.
Pardonner, est-ce excuser ?
Non. Ce n’est ni excuser l’inacceptable, ni oublier, ni renoncer à te protéger, ni forcément te réconcilier ou reprendre contact.
Pourquoi le pardon libère-t-il d’abord celui qui pardonne ?
Parce que le grief se porte en soi : il colore les relations et revient. Le déposer allège d’abord celui qui le portait ; l’autre n’a parfois rien à en savoir. En cas de violences ou de traumatisme, fais-toi accompagner par un professionnel.
À retenir
- Pardonner n’est ni excuser, ni oublier, ni forcément se réconcilier.
- C’est cesser de nourrir une image figée de l’autre et de soi.
- Le grief vit dans le corps : c’est là qu’on peut commencer à le déposer.
Pour aller plus loin : projection et perception · comprendre Un cours en miracles. Ce site n’est pas affilié à la Foundation for Inner Peace ; aucun extrait du Cours n’est reproduit ici.
